Accord négocié entre syndicats et employeurs d'un même secteur, pouvant prévoir des conditions de travail plus favorables que le Code du travail.
La convention collective est un accord écrit conclu entre une ou plusieurs organisations syndicales de salariés et un ou plusieurs employeurs ou organisations patronales. Elle fixe les conditions de travail, de rémunération, de licenciement et d'autres droits applicables dans un secteur ou une entreprise. Elle ne peut être moins favorable que le Code du travail (Loi 65-99), mais peut améliorer les droits des salariés (congés supplémentaires, primes, préavis plus longs). Au Maroc, des conventions couvrent notamment le secteur bancaire, l'énergie, les ports et l'imprimerie. En l'absence de convention, c'est le Code du travail qui s'applique directement.
Document attestant que la dénomination commerciale choisie n'est pas déjà utilisée. Première étape de création d'entreprise.
Le certificat négatif est un document délivré par l'OMPIC (Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale) attestant qu'aucune autre entreprise n'utilise la même dénomination, enseigne ou sigle. Il est obligatoire avant toute immatriculation au Registre du Commerce. La demande se fait en ligne sur directinfo.ma (20 DH) ou en personne auprès du CRI. Le certificat est valable 90 jours. L'OMPIC peut refuser un nom trop générique ou déjà protégé.
Minimum d'imposition dû par les sociétés IS et contribuables IR, même en l'absence de bénéfice. Taux : 0,25 % du CA, plancher 3 000 DH (IS).
La cotisation minimale (CM) est un impôt plancher prévu à l'article 144 du CGI. Elle se calcule sur le chiffre d'affaires HT + produits financiers + subventions, au taux de 0,25 % (régime général, depuis la LF 2023). Plancher : 3 000 DH pour les sociétés IS, 1 500 DH pour les personnes physiques IR. La société paie le plus élevé entre l'IS calculé et la CM. Exonération de 36 mois pour les nouvelles sociétés (max 60 mois après constitution). L'excédent CM est reportable sur l'IS des 3 exercices suivants. Les auto-entrepreneurs ne sont pas concernés.
Centre Régional d'Investissement : guichet unique pour la création d'entreprise au Maroc.
Le CRI (Centre Régional d'Investissement) est un guichet unique régional facilitant la création d'entreprises au Maroc. Il centralise les démarches : certificat négatif, inscription à la taxe professionnelle, identifiant fiscal, registre du commerce, CNSS. Le CRI délivre l'attestation d'inscription à la TP sous 48 heures. Il existe 12 CRI répartis dans les régions du Maroc.
Contrat à Durée Déterminée : contrat de travail dont la fin est fixée à l'avance.
Le CDD (Contrat à Durée Déterminée) est un contrat de travail dont le terme est fixé dès la signature. Il ne peut être conclu que pour des raisons précises : remplacement d'un salarié absent, surcroît temporaire d'activité, emploi saisonnier. Au Maroc, la rupture avant terme par l'employeur sans faute grave ouvre droit à des dommages et intérêts équivalents aux salaires restant à courir. Le CDD ne donne pas droit à l'indemnité de licenciement à son terme normal.
Contrat à Durée Indéterminée : la forme normale du contrat de travail, sans date de fin fixée.
Le CDI (Contrat à Durée Indéterminée) est le contrat de travail de droit commun au Maroc, sans terme fixé. Il peut être rompu par l'employeur (licenciement, avec conditions de fond et de procédure) ou par le salarié (démission, avec préavis). En cas de licenciement après 6 mois d'ancienneté, une indemnité de licenciement est due. C'est le seul type de contrat pour lequel le préavis légal s'applique en cas de démission.
Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite : régime de retraite complémentaire pour les salariés du secteur privé.
La CIMR (Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite) est un régime de retraite complémentaire facultatif géré par les employeurs du secteur privé. Les cotisations CIMR sont déductibles du revenu imposable IR. Elle complète la retraite de base de la CNSS. Les taux sont négociés entre l'employeur et la CIMR selon les accords d'entreprise ou de branche.
Caisse Marocaine des Retraites : organisme de retraite des fonctionnaires de l'État marocain.
La CMR (Caisse Marocaine des Retraites) est le régime de retraite obligatoire des agents de la Fonction Publique marocaine. Elle est distincte de la CNSS qui couvre le secteur privé. Les fonctionnaires ne cotisent pas à la CNSS pour la retraite — ils cotisent à la CMR. L'âge de départ à la retraite dans la Fonction Publique est progressivement porté à 65 ans.
Caisse Nationale de Sécurité Sociale : organisme public qui gère retraite, maladie et allocations familiales des salariés du secteur privé.
La CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) est l'organisme de protection sociale obligatoire pour les salariés du secteur privé au Maroc, créé en 1961. Elle gère : les prestations à court terme (maladie, maternité, décès), les prestations à long terme (retraite à partir de 60 ans avec 3 240 jours cotisés minimum), et les allocations familiales (300 MAD/mois pour les 3 premiers enfants). En 2026, le salarié cotise 4,48% (plafonné à 6 000 MAD/mois) + 2,26% AMO. L'employeur cotise 8,98% + 6,40% + 4,11% AMO + 1,60% TFP.
Part des charges sociales payée par l'employeur en sus du salaire brut, qui n'est pas déduite du salaire du salarié.
Les cotisations patronales sont les charges sociales supportées directement par l'employeur, en plus du salaire brut versé au salarié. En 2026 au Maroc, elles comprennent : CNSS 8,98% (plafond 6 000 MAD), prestations familiales 6,40%, AMO 4,11% (dont 1,85% AMO Solidarité), TFP 1,60%, et accidents du travail 0,5% à 5% selon le secteur. Total : environ 23 à 25% du salaire brut. Elles n'apparaissent pas sur le bulletin de salaire du salarié mais augmentent le coût total employeur.
Part des charges sociales prélevée directement sur le salaire brut du salarié et visible sur le bulletin de paie.
Les cotisations salariales sont les prélèvements opérés sur le salaire brut du salarié avant versement du net. En 2026, elles comprennent : CNSS 4,48% (plafonné à 6 000 MAD/mois, maximum 268,80 MAD) et AMO 2,26% (sans plafond). Elles apparaissent obligatoirement sur le bulletin de paie et sont versées par l'employeur à la CNSS au nom du salarié.