Sommaire (12 sections)
- 01 Qu’est-ce qu’un certificat négatif ?
- 02 Cadre légal
- 03 Qui doit obtenir un certificat négatif ?
- 04 Les portails OMPIC : où déposer sa demande
- 05 Procédure complète
- 06 Tarifs officiels OMPIC 2025
- 07 Durée de validité : 90 jours (la règle de 2019)
- 08 Motifs de rejet et mots interdits
- 09 Recours après rejet : le formulaire CN5 / CNR
- 10 Certificat négatif vs dépôt de marque
- 11 Auto-entrepreneur : le cas particulier
- 12 À retenir
Le certificat négatif est la première démarche administrative de toute création de société au Maroc : il atteste que la dénomination choisie est disponible et permet ensuite l’immatriculation au registre de commerce. Délivré par l’OMPIC (Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale), il coûte 210 DH en ligne et n’est valable que 90 jours depuis la réforme de 2019 — un détail que beaucoup de guides encore en ligne ignorent. Ce guide couvre le cadre légal exact, la procédure sur le portail OMPIC, les tarifs officiels 2025, les motifs de refus, le recours gratuit de 15 jours et la réponse à la question la plus contestée : un auto-entrepreneurAuto-entrepreneurStatut simplifié (loi 114-13) pour exercer une activité individuelle au Maroc avec une fiscalité à 0,5-1 % du CA et sans TVA.Définition complète a-t-il besoin d’un certificat négatif ?
En résumé : Le certificat négatif est une attestation OMPIC de disponibilité de nom pour l’inscription au registre de commerce. Validité 90 jours depuis la loi 89-17 de 2019 (art. 74 du Code de commerce modifié). Tarif 2025 : 210 DH en ligne sur directompic.ma, 230 DH au guichet. En cas de rejet, recours gratuit via formulaire CN5/CNR dans les 15 jours. Un auto-entrepreneur n’a pas besoin de certificat négatif (dispense du registre de commerce, loi 114-13). Pour créer une société, le certificat négatif est l’étape 1 avant les statuts et l’immatriculation au RC.
1. Qu’est-ce qu’un certificat négatif ?
Le certificat négatif est une attestation administrative délivrée par l’OMPIC qui certifie qu’une dénomination commerciale, un sigle ou une enseigne n’est pas déjà utilisé par une autre entreprise inscrite au registre central du commerce. Il sert à réserver ce nom pendant une durée limitée afin de permettre au demandeur d’achever les formalités de constitution et d’immatriculation.
Concrètement, il répond à une question simple : « Puis-je utiliser ce nom pour ma société ? »
Le certificat négatif est exigé par deux articles distincts du Code de commerce (loi 15-95, modifié par la loi 89-17) :
- Article 42 (point 9) — pour les commerçants personnes physiques : le dossier d’immatriculation doit mentionner « l’enseigne, s’il y a lieu, et l’indication de la date du certificat négatif ».
- Article 45 (point 2) — pour les sociétés commerciales : le dossier doit mentionner « la raison sociale ou la dénomination de la société et l’indication de la date du certificat négatif ».
Important : Le certificat négatif ne confère pas en lui-même une protection juridique opposable aux tiers. Il atteste uniquement la disponibilité à la date de délivrance et réserve le nom pendant 90 jours. La protection réelle du nom commercial ne naît qu’après inscription au registre de commerce (loi 17-97 art. 179).
Ce que le certificat négatif permet — et ce qu’il ne permet pas
2. Cadre légal
À noter : La même loi 89-17 qui a réduit la validité du certificat négatif à 90 jours a également créé le cadre légal de la domiciliation d’entreprise (articles 544-1 à 544-11 du Code de commerce). Les deux réformes sont issues du même texte promulgué par le dahir 1-18-110 du 9 janvier 2019.
3. Qui doit obtenir un certificat négatif ?
La source primaire est l’article 37 du Code de commerce, qui définit qui doit s’immatriculer au registre de commerce, combiné aux Directives d’examen OMPIC (octobre 2019).
Pourquoi l’auto-entrepreneur est-il exempté ?
Trois chaînes juridiques distinctes conduisent à la même conclusion :
- Loi 114-13 (statut de l’auto-entrepreneur) dispense l’AE de l’inscription au registre de commerce. Il s’inscrit uniquement au RNAERNAERegistre National de l'Auto-Entrepreneur, géré par Barid Al-Maghrib. Portail : rn.ae.gov.ma.Définition complète (Registre National de l’Auto-Entrepreneur) via
rn.ae.gov.ma, sans passer par le greffe. - Article 42 (9) du Code de commerce exige le certificat négatif « s’il y a lieu » pour une enseigne. Un AE qui factureFactureDocument officiel de vente comportant les 12 mentions obligatoires de l'article 145 du CGI (ICE, IF, TVA, etc.).Définition complète sous son nom et prénom patronymiques n’a pas d’enseigne commerciale distincte à réserver.
- OMPIC délivre le certificat négatif uniquement dans l’optique d’une inscription au registre central du commerce. Sans cette inscription, l’attestation n’a aucun effet juridique utile.
La conséquence pratique : un auto-entrepreneur facture sous « Nom + Prénom » + son ICEICEIdentifiant Commun de l'Entreprise : code unique de 15 chiffres obligatoire sur toutes les factures au Maroc.Définition complète auto-entrepreneur. Pour protéger une marque commerciale, il doit déposer une marque à l’OMPIC (procédure distincte, 1 200 DH en ligne pour 3 classes, valable 10 ans renouvelable) — pas un certificat négatif. Pour comprendre quand passer à une structure soumise au RC, consultez notre guide auto-entrepreneur ou SARL.
4. Les portails OMPIC : où déposer sa demande
L’OMPIC dispose de plusieurs portails en ligne, dont les rôles sont parfois confus. Voici la cartographie :
Recommandation : Pour un dépôt en ligne, utilisez directompic.ma — c’est le portail explicitement mentionné par l’OMPIC et les Directives d’examen 2019. En cas de difficulté d’accès, testez la plateforme alternative. Le dépôt physique reste toujours possible au siège OMPIC ou auprès d’un CRI.
5. Procédure complète
5.1. Dépôt en ligne (recommandé)
Le certificat négatif en ligne est délivré sans signature ni cachet et identifié par un numéro unique (Directives OMPIC 2019 §4.4). Cette simplification fait partie du programme national de dématérialisation des procédures.
5.2. Dépôt physique (classique)
Le dépôt peut aussi se faire dans les lieux suivants :
- Siège de l’OMPIC à Casablanca (Route de Nouasseur, Sidi Maarouf)
- Antennes régionales OMPIC logées dans les Délégations Provinciales du Commerce et de l’Industrie (DPCI)
- Centres Régionaux d’Investissement (CRI) et leurs antennes
- Chambres de commerce ayant signé une convention avec l’OMPIC
Tarif : 230 DH (soit 20 DH de plus qu’en ligne). Le certificat est retiré au lieu de dépôt ou téléchargé via l’application mobile directinfo/directompic qui permet également le suivi en temps réel.
5.3. Les formulaires OMPIC (nomenclature officielle)
Téléchargeables sur ompic.ma :
5.4. Pièces à fournir
- Pièce d’identité du demandeur : CIN (Marocains), passeport ou carte de séjour (étrangers) — copie simple
- Formulaire CN1 ou CN2 rempli (si dépôt physique)
- Justificatif de paiement (récépissé CMI en ligne, reçu au guichet physique)
6. Tarifs officiels OMPIC 2025
Source : grille tarifaire OMPIC 2025 — Listes 1 (TPE, PME, auto-entrepreneurs, personnes physiques) et Liste 2 (autres usagers), disponibles sur directinfo.ma.
Point important : Contrairement à d’autres services OMPIC comme le dépôt de marque, le certificat négatif ne bénéficie pas d’un tarif réduit pour les TPE, PME, auto-entrepreneurs ou personnes physiques. Le même tarif s’applique à toutes les catégories (Liste 1 et Liste 2). Les sources qui mentionnent « 126 DH » ou « 162 DH » sont obsolètes et reprennent des grilles antérieures à la réforme.
Moyens de paiement :
- En ligne : cartes bancaires Visa, Mastercard, CMI. Les frais de l’opérateur de paiement en ligne ne sont pas inclus dans le tarif officiel.
- Physique : paiement sur place au guichet OMPIC, CRI ou chambre de commerce.
7. Durée de validité : 90 jours (la règle de 2019)
C’est le point le plus mal documenté sur le web francophone marocain. Voici la règle actuelle et sa base légale.
La règle
La durée de validité d’un certificat négatif est de 90 jours (soit trois mois) à compter de sa date de délivrance.
La base légale exacte
Article 74 du Code de commerce (loi 15-95), modifié par l’article premier de la loi 89-17 (dahir n° 1-18-110 du 9 janvier 2019, BO n° 6788 du 20 juin 2019) :
« Tout nom, raison de commerce, dénomination commerciale ou enseigne dont le bénéficiaire n’aura pas opéré l’inscription au registre du commerce dans un délai de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date de délivrance du certificat négatif, par le service du registre central du commerce, ne peut être inscrit au registre du commerce. »
Cette règle est confirmée par deux sources OMPIC :
- FAQ OMPIC (question 3) : « Le certificat négatif a une durée de validité de trois mois à compter de la date de sa délivrance. »
- Directives d’examen OMPIC (octobre 2019, §4.4) : « Le Certificat Négatif délivré aux fins de l’immatriculation au Registre de Commerce est valable pour une durée de 90 jours, il est identifié par un numéro unique et ne nécessite ni cachet, ni signature. »
Pourquoi beaucoup de sites disent encore « 1 an »
Avant la loi 89-17, la validité était de 360 jours (un an). Des dizaines d’articles, guides et pages institutionnelles datant d’avant juillet 2019 n’ont jamais été mis à jour — y compris certains blogs qui ressortent en tête des résultats Google. Si vous lisez un guide qui affirme « le certificat négatif est valable un an », c’est probablement une donnée pré-2019 obsolète. La règle en vigueur est 90 jours.
Conséquences si le certificat négatif expire sans immatriculation
L’article 74 est catégorique : passé 90 jours, le nom ne peut plus être inscrit au registre de commerce. Le demandeur doit alors :
- Soumettre une nouvelle demande (payante, 210 DH en ligne / 230 DH physique)
- Risquer qu’un tiers ait entre-temps déposé une demande sur un nom similaire
- Refaire, le cas échéant, les étapes de constitution si les statuts mentionnent le nom de l’ancien certificat
Renouvellement
La grille tarifaire OMPIC 2025 mentionne une ligne « Renouvellement d’un nom commercial » à 230/210 DH, ce qui suggère l’existence d’un mécanisme de prolongation. La procédure exacte n’est toutefois pas détaillée dans les textes publics consultables. En pratique, le plus sûr est soit d’accélérer l’immatriculation pour rester dans les 90 jours, soit de contacter le centre de relation client OMPIC (0802 000 018) pour confirmer les conditions applicables à votre cas.
8. Motifs de rejet et mots interdits
Les Directives d’examen OMPIC 2019 (§5) distinguent trois grands motifs absolus de rejet, tirés de l’article 178 de la loi 17-97 et des lois sectorielles.
8.1. Termes nécessitant une autorisation préalable (§5.1)
- Symboles sacrés du Royaume — refus automatique
- Termes suggérant un lien avec l’État : « national », « royal », « ministère »… — l’exemple cité dans les Directives OMPIC est « ENTREPRISE NATIONALE DE TRAVAUX PUBLIC », refusée.
- Organisations internationales reconnues par le Maroc (ONU et assimilées) — exemple cité : « GROUPEMENT ONU IMPEX », refusé.
- Secteurs réglementés : « banque », « assurance », « bourse » — nécessitent une autorisation préalable de Bank Al-Maghrib ou de l’ACAPS.
- Établissements scolaires privés : la dénomination doit être suivie du mot « privé » (art. 6 loi 06-00).
8.2. Termes contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs (§5.2)
- Termes subversifs, violents ou liés à l’incitation à la haine — exemple cité : « LA REVOLUTION POPULAIRE », refusé pour une activité de promotion immobilière.
- Termes évoquant des stupéfiants — exemple cité : « CANNABIS », refusé pour une activité textile.
- Termes injurieux, obscènes ou argotiques — refusés.
- Termes religieux à usage commercial — exemple cité : « BISMI ALLAH », refusé, considéré comme offensant pour une partie du public.
8.3. Termes à caractère trompeur (§5.3)
- « Solde(s) » : interdit sauf pour une activité de soldes au sens de l’article 48 (art. 55 loi 31-08). Exemple cité : « TOP SOLDES », refusé.
- « Bio » / « biologique » : interdit sans certification (art. 30 loi 39-12).
- Noms géographiques seuls : « MARRAKECH SARLSARLSociété à Responsabilité Limitée : forme juridique la plus courante au Maroc, avec responsabilité limitée aux apports.Définition complète », « CASABLANCA TRADE » — refusés si c’est le seul élément distinctif. Les indications géographiques protégées et appellations d’origine (liste en annexe 7 des Directives) sont également interdites (art. 30 loi 25-06).
- Incompatibilité nom / activité / forme juridique — exemple cité : « ATLAS TRAVAUX PUBLIC », refusé pour une pâtisserie.
- Activité non commerciale : un certificat négatif ne peut pas être demandé pour une activité non commerciale (art. 6, 7, 8 et 37 du Code de commerce).
8.4. L’examen d’antériorité (§6)
L’examinateur OMPIC suit une procédure précise :
- Élimination des éléments « vides » : mots indiquant un groupement (« compagnie », « société », « groupe »), mots descriptifs du secteur (annexe 1 des Directives), mots géographiques génériques (« Maroc », « Maghreb », « international »). Ces éléments ne sont pas considérés comme distinctifs.
- Identification de l’élément clé restant : il doit être distinctif et arbitraire vis-à-vis de l’activité projetée.
- Comparaison phonétique et visuelle avec les dénominations déjà inscrites — prise en compte des translittérations, variations orthographiques et similarités sonores.
- Vérification des droits antérieurs : dénomination sociale déjà au RC (protection nationale), enseigne locale, ou marque enregistrée s’il y a risque de confusion (art. 137 loi 17-97).
9. Recours après rejet : le formulaire CN5 / CNR
En cas de rejet, le demandeur dispose d’un droit de recours gratuit encadré.
Le formulaire CN5 permet de proposer de nouvelles dénominations en tenant compte du motif de rejet notifié. Astuce pratique : lisez attentivement le motif de refus avant de reproposer — si le rejet porte sur un terme réglementé ou un mot descriptif, modifier uniquement l’orthographe ne suffira pas. Il faut introduire un élément distinctif arbitraire (un nom propre inventé, un acronyme original) dans la nouvelle proposition.
10. Certificat négatif vs dépôt de marque
La confusion la plus fréquente porte sur la distinction entre certificat négatif et dépôt de marque. Ce sont deux démarches OMPIC complètement différentes.
La FAQ OMPIC (question 7) est explicite : « C’est parce que le nom commercial d’une entreprise n’est protégé qu’à l’égard d’un nouveau dépôt d’un autre nom commercial d’une nouvelle entreprise. Ce qui permettra à un tiers d’enregistrer légalement le même nom comme marque dans un domaine d’activité identique ou similaire. »
En clair : obtenir un certificat négatif et inscrire sa société au RC ne protège pas contre un tiers qui déposerait le même nom en tant que marque. Pour une protection complète, les deux démarches sont complémentaires : d’abord le certificat négatif pour constituer la société, puis le dépôt de marque pour protéger durablement le nom.
11. Auto-entrepreneur : le cas particulier
Un auto-entrepreneur n’a pas besoin de certificat négatif. Cette réponse contredit ce qu’affirment certains guides généralistes, mais elle est soutenue par trois sources juridiques concordantes.
Pourquoi l’AE est exempté
- Loi 114-13 dispense l’auto-entrepreneur de l’inscription au registre de commerce. L’AE s’inscrit uniquement au RNAE via
rn.ae.gov.ma. - Article 42 (9) du Code de commerce exige la mention du certificat négatif dans le dossier RC « s’il y a lieu » pour une enseigne. Un AE exerçant sous son nom patronymique n’a pas d’enseigne distincte à réserver.
- L’article 74 loi 17-97 précise que la protection du nom commercial s’acquiert avec l’inscription au registre de commerce. Étant dispensé de cette inscription, l’AE ne peut pas bénéficier d’un nom commercial opposable.
Ce que cela signifie en pratique
Un auto-entrepreneur :
- Facture sous son nom et prénom personnels (mention obligatoire sur les factures)
- N’a pas de raison sociale ni d’enseigne commerciale juridiquement protégée
- Peut utiliser un nom commercial libre (« Atelier Pixel by Meryem Alaoui ») à titre d’habillage marketing, mais sans protection légale
- Est identifié par son ICE auto-entrepreneur attribué automatiquement lors de l’inscription sur
rn.ae.gov.ma
Comment protéger un nom de marque en tant qu’AE
Si la protection d’un nom est importante pour l’activité (app, studio créatif, marque de produits), la démarche correcte est le dépôt de marque à l’OMPIC, pas le certificat négatif :
- Procédure distincte via
directompic.ma - Ouverte à toute personne physique, sans exigence d’inscription au RC
- 1 200 DH en ligne pour 3 classes (tarif 2025, Liste 1)
- Protection 10 ans renouvelable indéfiniment
- Opposable à tout tiers qui déposerait un signe identique ou similaire dans les classes désignées
Et si vous passez d’AE à SARL ?
C’est à ce moment-là que le certificat négatif devient obligatoire. La SARL est une personne morale nouvelle qui doit disposer d’une dénomination sociale valide — une nouvelle demande de certificat négatif est alors incontournable. Le nom utilisé par l’AE à titre commercial n’est pas automatiquement transférable : si un tiers a entre-temps réservé le même nom, l’AE peut perdre l’usage de son propre nom commercial lors du passage à la SARL. Pour plus de détails sur le choix de structure, consultez notre guide auto-entrepreneur ou SARL.
À retenir
- Définition : attestation OMPIC de disponibilité d’une dénomination sociale ou enseigne pour inscription au registre de commerce.
- Base légale : Code de commerce (loi 15-95), articles 42, 45 et 74, modifiés par la loi 89-17 (dahir 1-18-110 du 9 janvier 2019).
- Validité : 90 jours depuis la réforme de 2019 — toute mention de « 1 an » est obsolète.
- Tarif 2025 : 210 DH en ligne sur
directompic.ma, 230 DH au guichet OMPIC/CRI/chambre de commerce. Pas de tarif réduit TPE/PME/AE. - Formulaires : CN1 (dénomination), CN2 (enseigne), CN3 (changement), CN4 (modification), CN5/CNR (recours gratuit).
- Jusqu’à 3 dénominations par demande, classées par ordre de préférence (Directives OMPIC 2019 §4.2.2).
- Refus le plus fréquent : antériorité, mots réglementés (national, banque, solde, bio), absence d’élément distinctif arbitraire.
- Recours CNR : gratuit dans les 15 jours suivant la notification de rejet (une seule fois).
- CN ≠ protection de marque : le CN ne protège pas contre un dépôt de marque par un tiers. Les deux démarches sont complémentaires.
- Auto-entrepreneur : pas de certificat négatif requis (dispense du RC par loi 114-13). Pour protéger un nom, déposer une marque (1 200 DH en ligne, 10 ans).
- Passé 90 jours sans RC : le nom n’est plus inscriptible — nouvelle demande obligatoire.
Ce guide est fourni à titre informatif et mis à jour pour 2026. La création d’entreprise implique des choix juridiques qui méritent l’accompagnement d’un expert-comptable ou d’un conseiller juridique. Pour les étapes suivantes — création d’une SARL, domiciliation, immatriculation au registre de commerce, attribution de l’ICE — consultez nos guides dédiés. Et si vous hésitez encore entre les statuts, notre comparatif auto-entrepreneur ou SARL vous aidera à trancher.
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Calculer maintenantQuestions fréquentes
Qu'est-ce qu'un certificat négatif au Maroc ?
Le certificat négatif est une attestation délivrée par l'OMPIC qui certifie qu'une dénomination sociale ou une enseigne commerciale n'est pas déjà utilisée au Maroc. Il est exigé par les articles 42 et 45 du Code de commerce pour toute immatriculation au registre de commerce d'une société ou d'un commerçant personne physique avec enseigne.
Combien coûte un certificat négatif au Maroc en 2026 ?
Le tarif officiel OMPIC 2025 est de 210 DH pour une demande en ligne sur directompic.ma, et 230 DH pour un dépôt physique au guichet (OMPIC, CRI ou chambre de commerce). Contrairement à d'autres services OMPIC comme les marques, le certificat négatif ne bénéficie pas d'un tarif réduit pour les TPE, PME ou auto-entrepreneurs : le même prix s'applique à tous les demandeurs.
Quelle est la durée de validité du certificat négatif ?
Depuis la loi 89-17 de 2019, la durée de validité est de 90 jours (trois mois) à compter de la date de délivrance. C'est l'article 74 du Code de commerce, modifié par l'article premier de la loi 89-17 (dahir 1-18-110 du 9 janvier 2019, BO 6788), qui fixe ce délai. Auparavant, la validité était d'un an. Passé 90 jours sans immatriculation au registre de commerce, le nom ne peut plus être inscrit et une nouvelle demande est nécessaire.
Un auto-entrepreneur a-t-il besoin d'un certificat négatif ?
Non. L'auto-entrepreneur est dispensé de l'inscription au registre de commerce par la loi 114-13. Il exerce et facture sous son nom et prénom personnels, sans nom commercial distinct au sens de l'article 74 du Code de commerce. Pour protéger une marque commerciale, un auto-entrepreneur doit déposer une marque à l'OMPIC (procédure distincte, 1 200 DH en ligne pour trois classes, valable 10 ans), et non un certificat négatif.
Que faire si ma demande de certificat négatif est refusée ?
En cas de rejet, vous disposez de 15 jours à compter de la notification pour soumettre une nouvelle demande gratuite via le formulaire CN5 (aussi appelé CNR). Passé ce délai, il faut refaire une demande complète et payer à nouveau 210 ou 230 DH. Les motifs les plus fréquents de rejet sont l'antériorité d'un nom similaire, l'utilisation de termes réglementés (banque, national, solde, bio…) ou un nom ne présentant pas d'élément distinctif arbitraire.
Quelle est la différence entre certificat négatif et dépôt de marque ?
Le certificat négatif est une réservation temporaire de 90 jours pour permettre l'inscription au registre de commerce. Il n'offre aucune protection contre un tiers qui déposerait ensuite le même nom en tant que marque. Le dépôt de marque, encadré par la loi 17-97, est une protection exclusive de 10 ans renouvelable, valable dans les classes désignées, ouverte à toute personne physique ou morale. Pour une protection complète, les deux démarches sont complémentaires.